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5000 CANCERS N’AURAIENT PAS ÉTÉ DIAGNOSTIQUÉS AU QUÉBEC DANS LES PREMIERS MOIS DE LA COVID-19

Selon un récent bilan interne, le ministère de la Santé a recensé au moins 5000 cancers qui n'auraient pas été diagnostiqués pendant les premiers mois de la pandémie au Québec. Malgré le fait que Québec ait donné la priorité aux soins et services en cancérologie durant le déconfinement progressif, le ralentissement des activités en médecine spécialisée a bel et bien accentué les retards déjà présents des dernières années.

Vers la fin du mois d'août, le comité de direction du ministère de la Santé du Québec a analysé l'impact que la COVID-19 a eu sur ces activités oncologiques et a partagé ses constats dans un rapport. Dans ce document interne, le report ou l'annulation des traitements contre le cancer aurait causé une baisse de 20% des rapports diagnostiques..

Le président de l’Association des médecins hématologues oncologues du Québec, Martin Champagne, explique que même si les chirurgies urgentes ont été exécutées, l'interruption des activités oncologiques dans les hôpitaux a placé plusieurs chirurgies en attente, augmentant ainsi le risque pour certains patients d'avoir des complications médicales. Malgré les messages rassurants du gouvernement, nous allons assister à la détérioration de l'état de santé de certains patients en stade avancé de la maladie en raison de rechutes ou de traitements plus lourds. Malheureusement, même le taux de mortalité risque d'augmenter dans les prochaines années.

Dr Champagne ajoute : « Il y a des patients pour qui on pouvait espérer une guérison et pour qui on est maintenant en traitement palliatif ».

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Manque de personnel

Pour la Société du cancer, c'est une période difficile en raison du nombre d'appels importants. Le directeur de la prévention, Diego Mena, compte des centaines d'appels par mois à la Société. Plusieurs médecins spécialistes arborent dans le sens que l'interruption des soins pendant la pandémie a rendu des patients plus malades.

La présidente de l’Association des gastro-entérologues, Mélanie Bélanger, se dit inquiète par le manque de personnel dans les hôpitaux. Les activités ne peuvent être bien coordonnées avec un manque d’infirmières, d’infirmières auxiliaires, de préposés et d'agentes administratives.



Des délais importants

Depuis le 1er avril 2020, 13 % des patients pour un cancer ont attendu plus de 56 jours, ce délai était d'environ 9% auparavant. Vers la fin mai, nous étions rendu à 1 patient sur 4 en attente d'une chirurgie oncologique. De plus, ce taux s'élève à plus de 40% en Estrie et 34% à Montréal. Le ministère de la Santé a pour objectif de réduire ce délai sous la barre des 56 jours.

Le défi de la deuxième vague

Devant une crise sans précédent, le gouvernement voulait avoir le maximum de ressources nécessaires dans les hôpitaux pour se préparer à soigner les cas de COVID-19 dans les premiers mois de la pandémie. Encore aujourd'hui, le gouvernement du Québec travaille fort pour avoir des équipes performantes et un bon plan d'action pour faire face à la deuxième vague. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, précise que tout a été organisé de manière à répondre aussi rapidement aux personnes atteintes du cancer qu'aux personnes atteintes de la maladie du coronavirus. Rappelons-le, les activités de chimiothérapie et de radiothérapie n'ont jamais cessé d'être pratiquées dans le milieu hospitalier.

Crédit : Ici.radio-canada.ca
MC CÔTÉ
23 SEPTEMBRE 2020  (9H53)
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