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HUIT ANS AVANT DE RETOURNER AU RESTO OU À L'HÔTEL DE FAÇON NORMALE

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a publié mardi une analyse concernant la situation des PME au Canada dans le contexte de la reprise économique. Les comparatifs se font sur le début du mois de juin et à la mi-septembre.

Résultat : la reprise est trop lente pour de nombreuses entreprises. Bien que 70% des PME soient complètement ouvertes à l'heure qu'il est, seulement 42% d'entre elles ont retrouvé l’ensemble de leurs employés. Il y a de quoi s'inquiéter! De plus, on note que ce ne sont que 30% des PME sondées qui ont retrouvé un niveau de ventes et de revenus similaire à celui qu’elles enregistraient avant la COVID-19.

Selon une étude, les hôtels et les restaurants du pays, durement touchés par la crise du coronavirus, pourraient devoir attendre plus de huit ans avant de retrouver un niveau de revenus normal.

Le directeur principal de la recherche nationale à la FCEI, Simon Gaudreault, affirme à Métro qu'on aurait pu s’attendre à ce que la reprise soit plus rapide. Il jette la faute sur les autorités publiques qui, d'après lui, n'ont pas assez fait de sensibilisation auprès des consommateurs quant aux mesures sanitaires mises en place.

« Est-ce que les consommateurs sont confiants? Est-ce qu’ils savent que c’est sécuritaire d’aller se faire coiffer? […] Il y a peut-être cette confiance-là qui reste à reprendre », ajoute-t-il.

La reprise est particulièrement ardue dans le secteur de l’hébergement et de la restauration. Une hausse de 3% seulement de ces entreprises touchées ont retrouvé des revenus semblables à l’an dernier depuis juin, passant de 5 à 8%. Ce sont de piètres chiffres. À cette vitesse plutôt lamentable, les hôtels et les restaurants pourraient devoir patienter huit ans et trois mois avant de revenir à une situation financière normale, indique M. Gaudreault.

Alors qu'Horacio Arruda annonce la deuxième vague, la FCEI presse les autorités publiques de prévoir des mesures d’aide suffisantes pour soutenir les entreprises dans cette nouvelle épreuve.



M. Gaudreault affirme que certaines entreprises ont passé au travers de la première vague grâce à des emprunts, sauf que cela laisse des séquelles budgétaires immenses. Selon lui, le gouvernement devrait miser davantage sur des subventions. Ces programmes d’aide devraient aussi être faciles d’accès afin d’éviter que des PME patientent plusieurs mois avant d’obtenir l’aide financière souhaitée, comme cela a été le cas cet été.

« C’est sûr que si une deuxième vague arrive, il faut que l’aide soit conséquente, ajoute M. Gaudreault. Parce que s’il y a un trop grand écart entre les restrictions et les mesures d’aide prises, c’est là que les fermetures vont survenir. »

Crédit : Journalmetro.com
JOSÉE MAHEUX
23 SEPTEMBRE 2020  (15H18)
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