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LA PREMIÈRE FEMME AMÉRICAINE À ÊTRE CONDAMNÉE À MORT OBTIENT UN SURSIS

Lisa Montgomery était sur le point de faire tourner une grosse page de l'histoire judiciaire américaine en devenant, ce mardi, la toute première femme à être exécutée par les autorités fédérales depuis 70 ans.

Le juge James Hanlon, du district Sud de l'Indiana, a toutefois ordonné lundi la suspension de son exécution.

Détenue dans un pénitencier fédéral à Terre-Haute, dans l'Indiana, la femme de 52 ans devait recevoir une injection létale mardi soir, 16 ans après avoir tué une femme enceinte et lui avoir volé son foetus.

Atteinte de troubles mentaux, ses avocats veulent prouver que « l'état mental actuel de Mme Montgomery est si éloigné de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif du gouvernement pour son exécution. »

Le juge a indiqué que le tribunal fixera une date pour évaluer l'état mental de l'accusée.

Ses avocats demandent clémence au président, car Lisa Montgomery souffre de troubles mentaux en raison de viols en groupe et de violences subies dans son enfance. Ils veulent commuer sa peine en détention à perpétuité.

En novembre, certains avocats de l'accusée ont été déclarés positifs à la COVID-19. La justice avait donc interdit l'exécution en 2020, mais avait rapidement fixé une nouvelle date pour le 12 janvier.

Un rappel des faits

En 2004, incapable d'avoir un enfant, Lisa Montgomery était prête à tout pour en avoir un.

Elle repère sa victime, une éleveuse de chiens, sur Internet. Elle s'est présentée à son domicile dans le Missouri en prétextant vouloir lui acheter un terrier.

C'est à ce moment que Mme Montgomery l'a étranglée et lui a ouvert l'utérus pour ensuite s'enfuir avec le foetus, qui a miraculeusement survécu et en abandonnant sa victime dans une mare de sang.

La peine de mort et la présidence

Sous les 4 ans de règne de Trump, les exécutions fédérales ont repris de plus belle après plus de 17 ans de pause.

À Terre-Haute, c'est dix Américains qui ont reçu, depuis l'été, des injections létales. Le gouvernement prévoit également d'exécuter deux autres hommes noirs cette semaine!

D'anciens gardiens du pénitencier de Terre-Haute demandent le report des exécutions jusqu'à la vaccination du personnel pour la COVID-19, car pour une exécution, il faut des bourreaux, des gardiens, des témoins et des avocats. Tous réunis dans un lieu clos, donc très propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les États américains ont suspendu les exécutions depuis des mois.



N'étant pas d'accord avec cette décision, le gouvernement de Donald Trump affiche plutôt sa détermination à procéder au plus vite avant qu'il ne quitte le pouvoir.

De son côté, Joe Biden est opposé à la peine de mort et promet de travailler avec le Congrès, qui est désormais contrôlé par son parti, pour tenter de supprimer la peine capitale au niveau fédéral.

Source : Radio-Canada
AMÉLIE DROLET
12 JANVIER 2021  (15H45)