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QUÉBEC : LES AUTORITÉS MÉDICALES CROIENT QU'ELLES DEVRONT PEUT-ÊTRE FAIRE UN CHOIX ENTRE LES PATIENTS

Il y a à peine une semaine, nous vous informions que les services d'urgence du comté de Los Angeles, celui-ci étant emporté par des cas de COVID-19 qui battent des records depuis plusieurs semaines, ont commencé à rationner l'oxygène et les lits et ils demandent également aux ambulanciers de ne plus transporter vers les hôpitaux, certains patients en arrêt cardiaque aux chances de survie quasi nulles...

Heureusement, le Québec n'en est pas là, par contre, la situation dans les urgences en ce moment est critique, selon les autorités médicales en place.

De plus en plus de personnes doivent être admises aux soins intensifs dans les hôpitaux québécois en raison de la COVID-19. La situation est telle que les autorités envisagent de manquer de places et commencent à penser qu'elles devront peut-être faire un choix entre les patients. Un protocole complexe a été mis en place pour éviter les dérapages, comme le rapporte Radio-Canada.


Ce lundi, lors de la conférence de presse du premier ministre François Legault, la sous-ministre adjointe à la Santé, la Dre Lucie Opatrny, a fait part des probabilités de plus en plus grandes que l'on doive utiliser ce protocole, appelé le « Protocole national de priorisation pour l'accès aux soins intensifs adultes en contexte extrême de pandémie. »

« C'est un exercice qu'on croyait vraiment purement hypothétique il n'y a que quelques mois, et malheureusement, la possibilité d'avoir un moment donné recours à ce protocole-là est de plus en plus une possibilité », a déclaré la sous-ministre.

Toujours selon ce que rapporte Radio-Canada, le protocole qui a été élaboré en mars dernier est en fait une échelle complexe d'évaluation clinique avec un système de pointage, qui vise à évaluer les chances de survie d'un patient.

Le protocole doit aussi tenir compte de la durée probable du séjour du patient aux soins intensifs et des conséquences du traitement sur sa vie ultérieure.

C'est un comité mis en place dans chaque hôpital pour les besoins de la cause, dont ne feront pas partie les médecins traitant les malades, qui devra évaluer les patients si besoin est.

« Dans un premier temps par exemple, si notre chance de mortalité prévue est au-delà de 80 %, on n'aura plus accès aux soins intensifs », a souligné Vardit Ravitsky, professeure de bioéthique à l'École de santé publique de l'Université de Montréal.



Par ailleurs, aucun critère social comme le niveau d'éducation ou la pauvreté n'est pris en compte dans cette évaluation.

Et si, après avoir passé à travers tout ce processus, par une coïncidence extrême, deux patients se retrouvaient exactement à avoir les mêmes caractéristiques, ce serait alors au hasard de déterminer lequel des deux pourrait être soigné de façon convenable...

Sérieux, il ne faut pas que le Québec se rende là...

Source : Radio-Canada

MÉLO ❤
12 JANVIER 2021  (14H49)