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TRACES DE CORONAVIRUS DANS DES EAUX USÉES EN ESPAGNE

En Espagne, des chercheurs ont fait une découverte plutôt étonnante : en effet, en analysant des échantillons d’eaux usées en reculant aussi loin que janvier 2018, ils ont obtenu des résultats - faibles - mais positifs au SARS-CoV-2, responsable de la COVID-19.

Albert Bosch, président de la Société espagnole de virologie et responsable de ces recherches, a affirmé que « Barcelone est un important centre pour le commerces et les affaires. (...) il est probable que des situations similaires se soient produites dans d’autres parties du monde et qu’ils aient eu des cas de COVID- 19 qui sont passés inaperçus ».



Ces résultats - publiés de manière préliminaire ici - sont loin de faire l’unanimité dans la communauté scientifique espagnole, ainsi que l'expliquait le professeur de génétique Fernando Gonzalez au journal El Pais : « ... Il y a des villes avec plus de visiteurs internationaux que Barcelone et elles n’ont pas détecté le virus dans leurs analyses rétrospectives des eaux usées. ».

De plus, les risques de faux positifs sont fortement soulignés, notamment par Luca Cozzuto, du Centre de régulation génomique de Barcelone, qui affirme qu'une telle conclusion devra être étayée de preuves très solides, puisque que cela voudrait dire « ...qu'il y aurait eu une épidémie cachée avant septembre ».

Il semble donc qu'il serait préférable d'attendre les analyses plus poussées afin de conclure quoi que ce soit.

**À noter que les risques de contraction du virus à partir d'un contact avec des eaux contaminées varient de minime à inexistant. Leur analyse peut par contre donner un aperçu de la contamination par région.

Crédit : Huffington Post
JULIE GAUTHIER
28 JUIN 2020  (12H34)