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UN POISSON IMPORTÉ DE CHINE NOURRI AUX EXCRÉMENTS

L’élevage du tilapia dans les fermes de la province de Guangdong en Chine laisse perplexes les consommateurs américains. Un article du Bloomberg Businessweek datant de 2012 mettait en lumière les méthodes peu sanitaires de cette aquaculture. En effet, l’alimentation de ces poissons serait en partie composée d’excréments de porcs et d’oies.

Même si l’élevage du tilapia est plus économique, il s’agit d’une pratique alarmante pour la santé des consommateurs. Les excréments d’animaux présentent un risque de contenir des bactéries dangereuses comme les salmonelles.

L’élevage chinois ne répond pas aux mêmes normes sanitaires qu’ici, ce qui explique pourquoi cette méthode d’alimentation est encore utilisée.



Popularité accrue

Encore plus inquiétant, le tilapia est le poisson le plus vendu au monde. Entre 2013 et 2014, les ventes de ce poisson ont augmenté de quatre fois le volume de vente du début des années 2000. On peut donc s’imaginer que la quantité de tilapia circulant partout dans le monde doit être nettement plus importante aujourd’hui.

La Chine, étant connue pour être le premier pays exportateur, pratique à elle seule la moitié de la production mondiale du poisson en question.

Cette popularité auprès des éleveurs s’explique par le fait que le tilapia a une croissance rapide en plus de se reproduire facilement.

De plus, Orlando Delgado, directeur général de la société Aquafinca, souligne dans une entrevue avec le New York Times, que le tilapia a un goût neutre, ce qui fait en sorte qu’il est davantage utilisé dans les plats industriels, comme les repas surgelés.

La Chine est reconnue pour avoir des pratiques sanitaires qui laissent à désirer. À l’avenir, il nous faudra être plus vigilants face aux ingrédients contenus dans les plats déjà préparés que l’on risque de manger.

Crédit : Bioalaune.com
CATHERINE LAPENSÉE
27 JUIN 2020  (14H47)