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UNE NOUVELLE RÈGLE DE L'ACEUM NE FAIT PAS BEAUCOUP D'HEUREUX

Le nouvel accord de libre-échange (ACEUM) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique offre une pause de taxes et de droits de douane aux Canadiens. Toutefois, cette entente est applicable uniquement sur les paquets pris en charge par une entreprise privée, ce qui ne fait pas l’affaire de tous puisqu'elle exclue Postes Canada.

Il est prévu que cet accord entre en vigueur mercredi prochain, soit à la fête du Canada.

Cette initiative comprend principalement une augmentation de la valeur maximale de la marchandise qui peut être importée sans être soumise aux taxes et aux droits. Ainsi, la valeur maximale qui était auparavant de 20$ sera maintenant de 150$ pour les droits de douane et de 40$ pour les taxes.



Réjouissance non unanime

Le fait que cette nouvelle règle ne puisse pas s’appliquer aux colis livrés par Postes Canada crée beaucoup d’inquiétude et de confusion chez les consommateurs canadiens. De surcroît, puisque celle-ci s'applique seulement aux entreprises privées, certains inconvénients en découlent pour les acheteurs malgré le fait qu’ils peuvent éviter des coûts en extra grâce à l’accord en question.

En effet, Andrea Stairs, la présidente d'eBay, souligne que les acheteurs comptent sur le prix de la livraison pour faire un peu d'économies. Elle explique donc que cette dernière est supprimée s'ils doivent faire appel à un coursier privé plutôt que Postes Canada.

De plus, elle ajoute que plusieurs commerçants n'offrent pas énormément de choix aux consommateurs concernant la compagnie de livraison à leur disposition. La femme d’affaires note que 80% des colis importés de son commerce en ligne sont gérés par Postes Canada.

« Je pense que les consommateurs s’attendaient à ce que les nouveaux seuils négociés dans l’ACEUM allaient s’appliquer à toutes les importations depuis les États-Unis et je pense que lorsqu’ils vont réaliser que la majorité des colis en sont exclus il va y avoir un choc assez important sur le seuil de la porte », prévoit Mme Stairs.

Pour l’instant, les consommateurs ne savent pas s’ils doivent se réjouir ou s’inquiéter de cette nouvelle pratique des importations de marchandises. Ce ne sera qu’à partir de la semaine prochaine que nous verrons les divers changements engendrés par cette nouvelle règle de l’accord.

Crédit : LaPresse.ca
CATHERINE LAPENSÉE
27 JUIN 2020  (16H45)