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UNE SECONDE VAGUE INÉVITABLE

La deuxième vague serait possiblement inévitable selon de nombreux spécialistes ayant répondu à un sondage fait dans la communauté scientifique. Plus de 170 médecins, épidémiologistes et chercheurs médicaux ont fait le point, et deux tiers des participants jugent très probable l’apparition d’une seconde vague.

Quasi toutes les maladies respiratoires évoluent dans le temps et se transmettent. Le SRAS, maladie infectieuse très similaire à la COVID-19, a elle aussi connu plus d’une vague. L’intensité de la seconde vague dépend toutefois des mesures mises en place par le gouvernement et le respect des consignes par la population.



Selon ce que rapporte Dr Cédric Yansouni, spécialiste des maladies infectieuses au Centre universitaire de santé McGill dans un article de Radio-Canada, « Il y a toujours une transmission sur une base continue pendant un certain temps. Cela peut durer des mois, jusqu’à deux ans. »

De plus, le faible pourcentage de population ayant l’immunité contre la maladie inquiète certains spécialistes. Au Canada, moins de 1% de la population a été atteinte par la COVID-19. Il est à noter que le meilleur moyen pour qu’une population se protège contre une maladie est de créer une immunité collective, soit qu’en moyenne 80% de la population soit immunisé. Ainsi, la propagation du virus est beaucoup plus difficile et celui-ci finit par disparaître par lui-même, puisqu’il ne peut vivre sans contamination.

La question à poser est sous quelle forme la deuxième vague frappera et quand est-ce que celle-ci sera présente? Certains analystes croient que si les cas continuent d’augmenter pendant encore quelques semaines, comme on le voit depuis le début juillet, la seconde vague serait déjà entamée.

Même si le Québec enregistre plus de 100 nouveaux cas par jour, la situation, selon le gouvernement, est sous contrôle puisque le taux d’hospitalisation reste faible et le taux de mortalité également.

La communauté scientifique n’est toutefois pas tout à fait d’accord avec ces propos. Selon Benoît Mâsse, professeur à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, le taux d’hospitalisation devrait augmenter d’ici l’automne. Dans un article de Radio-Canada, il explique que la reprise des activités intérieures à l’automne va augmenter le risque de contamination.

Toutefois, le tout reste hypothétique, puisqu’il manque plusieurs données pour bien comprendre la transmission du virus, ses effets et son évolution. Il s’agit encore d’un nouveau virus que la communauté scientifique tente de comprendre.

Crédit : Radio-Canada
MARIE-PIER OUELLET
1 AOÛT 2020  (14H40)